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OCTOBRE 2016

La Russie invite 15 000 étrangers à étudier gratuitement dans ses universités

par Lioubov GLEBOVA

Chaque année depuis trois ans, la Russie invite 15 000 étrangers à étudier gratuitement dans nos universités. Plus de 400 établissements du pays participent à ce programme.

En 2016, nous avons décidé pour la première fois de rendre l’admission complètement ouverte. Sur l’exemple de nos collègues d’autres pays, nous avons lancé cette année une procédure de dépôt libre de demandes électroniques. Rien n’a changé globalement dans la procédure d’admission mais elle est devenue plus simple et plus transparente, avec une fenêtre commune pour entrer les données et une procédure rapide de sélection. Le portail informatique permet de supprimer un grand nombre d’intermédiaires.
Les citoyens de 198 pays du monde peuvent ainsi envoyer leurs demandes pour étudier les spécialités les plus diverses et variées (médicales, techniques, ou même la physique nucléaire). Un domaine à part a été créé pour les russisants, les linguistes et les philologues. Tout ce qui concerne la langue russe est aujourd’hui très sollicité à l’étranger.

Un citoyen étranger qui voudrait intégrer une université en Russie doit s’enregistrer sur le site www.russia.study. La procédure demande environ 20 minutes et se décompose en deux étapes élémentaires : le citoyen étranger confirme son identité, puis il entre son adresse électronique. Une confirmation arrive presque immédiatement. Le courrier électronique est nécessaire pour maintenir une liaison rapide et sûre avec l’étudiant potentiel, et sa réaction opérationnelle dépendra de son propre intérêt à suivre les études choisies.
Après cette vérification, le candidat obtient un accès au formulaire et remplit des informations sur son parcours scolaire, ses accomplissements personnels, indique le domaine dans lequel il souhaite étudier et rédige une lettre de motivation. Ce formulaire arrive dans la liste commune des formulaires par pays. Puis l’opérateur (un dans chaque pays) procède à une sélection préalable de candidats.

Dans la plupart des pays il existe des représentations de Rossotroudnitchestvo, des Centres culturels et scientifiques de Russie, des ambassades, des départements de l’éducation et des associations. A l’heure actuelle, nous négocions avec les universités pour que l’un de leurs représentants fasse également partie de la commission.
Cette année est une première et la procédure de sélection se présentera sous la forme d’un entretien ou d’un test. Mais dès l’année prochaine nous comptons passer à une évaluation à part entière avec un système de concours et de tests. Un classement séparé sera établi dans chaque pays. La sélection passera aussi par des concours organisés par les universités russes dans d’autres pays. Actuellement, Rossotroudnitchestvo travaille pour faire en sorte que ces tests soient adéquats et se correspondent.

Après avoir passé la sélection pour étudier dans le cadre des quotas, le citoyen étranger choisit 6 universités où il voudrait étudier par ordre de préférence. Puis chaque université ouvre son propre « cabinet électronique » et choisit tel ou tel candidat. S’il n’est pas choisi par la première université de la liste, ses informations sont transmises à l’université suivante. Ainsi, le candidat peut arriver jusqu’à la sixième université.

Si aucune des six universités ne l’a choisi, le ministère russe de l’Éducation et de la Science propose une situation alternative pour étudier dans un autre établissement. Croyez-moi, personne ne sera oublié.

La Russie offre un enseignement de qualité en ingénierie, en sciences naturelles, en mathématiques, en philologie et tout ce qui touche à la langue russe. L’enseignement médical russe est également très populaire à l’étranger. Même chose avec la musique, le théâtre et le cinéma russe, qui continuent de susciter beaucoup d’intérêt auprès des étrangers. Et bien que l’éducation russe ait traversé une période difficile, elle continue d’être appréciée dans le monde comme fondamentale, accélérée et interdisciplinaire.
Par ailleurs, les études et la vie en Russie sont moins coûteuses que dans d’autres régions, en Europe notamment. Enfin, la Russie est un pays qui a éduqué les leaders de beaucoup d’États : nombreux sont ceux qui occupent aujourd’hui des postes dirigeants dans leur pays et ont étudié autrefois en Russie.
Aujourd’hui, quand leurs enfants atteignent l’âge d’aller à l’université, ils s’intéressent beaucoup à l’enseignement russe, conscients que les études y ouvrent un large horizon, des connaissances utiles et donnent les bons repères. Cela ne concerne pas seulement les pays de la CEI mais également les pays émergents d’Asie et d’Afrique, certains pays européens, ainsi que les pays d’Amérique latine.

De plus, les quotas pour l’enseignement gratuit dans les universités russes s’étendent également au master et au doctorat, ce qui est un indicateur direct de mobilité académique, un élément contribuant à l’échange étudiant. Les universités établissent des contacts au niveau international. En ce qui concerne les étudiants étrangers qui viennent faire des études sous contrat, hors quotas, ils représentent un gain très significatif pour les universités.

On constate actuellement une forte activité de ceux qui souhaitent étudier en Russie : les gens appellent, posent des questions sur les réseaux sociaux et s’enregistrent sur le site. Pour l’instant ce sont les habitants de la CEI qui témoignent du plus grand intérêt, ce qui était tout à fait attendu étant donné que l’information sur l’appel aux étudiants s’est rapidement répandue dans le milieu russophone.

Le recrutement de citoyens étrangers pour étudier gratuitement dans les universités russes est un projet à long terme. Et comme il s’agit également d’un outil efficace de la politique étrangère russe, on voudrait à terme augmenter les quotas.

Toutefois, si un citoyen étranger n’était pas retenu dans le cadre de la sélection des 15 000 étudiants, il lui sera proposé d’étudier dans une université russe sous contrat. Étant donné que le coût des études dans nos nombreuses universités est relativement bas (dans la plupart entre 1 000 et 1 500 euros par an), un tel format serait également intéressant pour certains.

L.G.

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