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SEPTEMBRE 2016

Quand l’armée française se réarme … clandestinement. Guerre en vue ?

par Françoise COMPOINT

Une de mes connaissances faceboukiennes a récemment posté un bref commentaire dans lequel elle évoquait l’existence d’un mouvement national de réarmement clandestin. Les premiers concernés seraient des cadres de l’armée, officiers et ex-membres du renseignement y compris. La personne en question connaît personnellement certains promoteurs de ce courant qui iraient même jusqu’à impliquer leurs enfants au cas où les tambours de la guerre se feraient entendre et que la défense de la Patrie serait le devoir de tout un chacun et non plus seulement celui des milieux militaires. 

Ayant sorti ce mini-billet d’humeur, l’auteur, aussi surpris qu’anxieux, a appelé à prévenir toute escalade éventuelle en votant pour LE BON candidat que je me garderais bien de nommer. 

Pour ma part, je ne comprends pas sa surprise. Son anxiété, oui, elle est humaine. Mais sa surprise qui reste celle d’une personne politiquement avisée est symptomatique de la stratégie autruchiste mise en œuvre depuis comme minimum 81. L’Etat ne répond plus de ses engagements car le crime de haute trahison a été retiré de la Constitution sous Sarkozy. Les pouvoirs régaliens se réduisent comme peau de chagrin, réduction accélérée, sur le plan sécuritaire, par les réformes vicieuses de Taubira, par les coupes drastiques du budget de la Défense, enfin, conjointement, par les politiques étrangères et migrationnistes de l’UE en général, de la France en particulier. 

Déjà en 2015 un groupe d’officiers français anonymes sort de son état de mutisme conventionnel et dénonce la destruction progressive de l’armée. Ces jeunes militaires puisent leur inspiration dans un opuscule intitulé « L’étrange défaite » dont l’auteur, historien et résistant, s’est penché sur les racines de le déroute française de 1940. Il s’appelait Marc Bloch. Eût-il été de ce monde, il aurait certainement signé le Manifeste des Sentinelles de l’Agora pour la sauvegarde des armées qui a précédé de deux ans l’appel des officiers blochiens. Roulant dans l’ornière UMP, le gouvernement PS est convaincu de l’invincibilité du pays tant qu’il se trouve dans l’OTAN. Rien à faire de la double menace – à la fois intérieure et extérieure – qui maintient la France dans un état de pré-guerre ruinant et surtout démoralisant.

Comme l’avait si bien relevé Bloch, toute défaite est avant tout défaite psychologique. La doctrine bisounours en est une preuve flagrante.

La série d’attentats perpétrés sur le sol national en un laps de temps spectaculaire pousse certains à s’armer, d’autres, à disserter sur le bien-fondé des baignades en burkinis pendant que le Bundestag, mal compris par le Figaro qui y voit une réaction à la « menace terroriste », appelle les Allemands à stocker des vivres dans leurs caves pour pallier la (très éventuelle) menace russe. Nous sommes en plein délire.

Je manque peut-être d’imagination mais je ne vois pas le lien entre menace terroriste et stockage de produits alimentaires pour ... dix jours. En revanche, je comprends l’initiative des militaires de France qui stockent – stocker est le verbe-clé – des kalachnikov et d’autres armes de poing en cas de guérilla urbaine. Comme le rapport de l’auteur est un témoignage personnel d’occasion et qu’il ne cite donc aucune source, je suis allée en vérifier la vraisemblance, voire la probabilité. Il suffit d’ouvrir le site officiel du Sénat ou des journaux en ligne comme Midilibre pour en avoir le cœur net. Oui, en effet, l’accessibilité des marchés noirs vendant non seulement des armes de poing mais « des armes lourdes » est une réalité avérée depuis le début des années 2000. On sait qu’elles ont toujours été revendiquées dans les cités mais on se rend compte, l’inquiétude récente de Valls en témoigne, que l’armée et les cercles nationistes (j’évite de dire nationaliste le terme étant connoté) ne forment désormais plus une clientèle débutante. La popularité des AK47 bat son plein. 

Maintenant, permettez-moi de poser la question à cent balles que la plupart d’entre nous se pose. Ouvertement ou dans l’intimité, qu’importe. Quel sera le (les) facteur (s) qui activera (ont) le détonateur ? Je me méfie des prophéties mais certaines, vérifiables sous peu, restent gravées dans la mémoire. Par exemple, celle de Kadhafi qui avait prédit, quelques mois avant son lynchage, l’horrible agonie de l’Europe si la Libye venait à tomber. 

Ses descriptions font écho à la contre-utopie du Camp des saints de Jean Raspail dans la mesure où le Grand Remplacement ethnique et la salafisation métastatique des cités françaises ne vont pas l’un sans l’autre. C’est via le blog d’un collègue que j’ai appris l’existence de Franck Pucciarelli, coordinateur Europe du CRI (* Comité révolutionnaire international) dont les membres sont dans leur écrasante majorité des anciens des services secrets de la Jamahiriya libyenne.

Les daeschistes débarquent sans peine en Sicile avant de gagner les villes européennes où ils préparent une guerre asymétrique difficilement réprimable, voitures piégées et attaques chimiques en vue. Ce sont de jeunes gens rompus au combat, forts de deux années passées dans des camps d’entraînement libyens sis dans les zones contrôlées par le gouvernement d’union nationale libyen reconnu et soutenu par l’ONU. C’est par paquets de dix qu’ils sont régulièrement expédiés en Sicile depuis la plage de Zouara. Leur déplacement jusqu’au point d’envoi est assuré par des « zodiacs équipés de téléphones satellitaires et de GPS » au cas où ces pauvres chous se perdraient. De manière générale, la Libye est truffée de bases salafistes qui sont, conjointement, et des bases de repli, et d’importants arsenaux, et des bases d’assaut contre l’Europe le jour J. 


Colonel Jacques Hogard
Le CRI de même que le renseignement militaire ont maintes fois sonné l’alarme, les autorités compétentes ont préféré niveler, voire décrédibiliser. Même mépris pour les rapports du colonel Hogard. Interviewé par un autre collègue, ce dernier raconte que le Kosovo, « libéré » des Serbes, regorge de bases militaires salafistes. Celles-ci sont donc localisées en Europe contre ... l’Europe.

Négligence préméditée ? Incompétence criminelle mélangée à de la mauvaise foi ?

Quelle que soit la réponse, ces Français qui savent ce que c’est que de défendre leur pays ont dépassé ou plutôt enjambé le stade des discours intellos sur les réseaux sociaux. Ils pensent à la survie de leurs familles. De ce point de vue, leur choix s’inscrit dans le cadre de la légitime défense d’envergure. Les islamistes, ce ne sont pas les « gentils » Allemands avec lesquels on pouvait négocier à condition de ne pas être résistant, communiste ou notablement Juif.  

La donne civilisationnelle a changé. Il y a des zones en France où, comme dans le 93, les Français de souche sont des dinosaures à exhiber les jours d’expo. Cela fait belle lurette que les églises ne bénéficient plus de la protection de l’Etat ce qui n’est pas le cas pour les mosquées et synagogues. Cela démontre que l’Etat a déjà livré la France française à son triste sort et que c’est à ses enfants qu’il appartient de reprendre les rênes. D’une part, la situation se complique par le fait que les marchés noirs de l’armement vendent à celui qui achètent et que, de manière relativement discrète, deux armées clandestines se forment. Elles descendront en lice lorsque la coupe sera trop pleine et entraîneront à leur suite de nouveaux protagonistes. Est-ce que cela signifie que ces militaires qui s’arment en catimini ne font plus vraiment confiance à l’armée ? D’autre part, l’armée compte à l’heure actuelle 20 % de musulmans. Des sources alternatives portent ce chiffre à 35 %. Sont-ce, pour autant, de mauvais patriotes ? Universitaire et écrivain, Christian de Moliner n’a pas tort lorsqu’il pose la question de leur loyauté en cas de conflit. Humainement, cela se comprend. De plus, si le rapport de force actuel ne permet pas une invasion des zones ethniquement acquises à l’islam, rien ne permet de dire qu’il ne basculera pas d’ici 10 ou 15 ans. De Moliner conforte sa thèse en faisant le parallèle avec l’offensive du Viêt-Cong en 68. 

Militaires français faisant le Ramadan - Photo Oumma.com


Alors que l’on fasse ou non confiance à la Grande Muette, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Le principe est vieux. Je me souviens encore de Frédéric, dresseur canin et policier dans le passé. C’était en 1996. Il habitait, avec sa femme et ses deux petites filles, un HLM d’un quartier nord de Marseille. Je ne sors jamais sans mon arme disait-il ... Ma femme et mes filles, je ne les laisse jamais entrer seules dans l’ascenseur ... Cette racaille est invivable. Sauf que 96, c’était il y a vingt ans et les oligarchies au pouvoir n’avaient pas encore « trah [i] pour perdre sans combattre » au juste mot de Régis Ollivier, officier de l’Ordre National du Mérite. 

Aide-toi et le Ciel t’aidera. Si les cadres de l’armée pensent à s’armer sensibilisant leur progéniture au mouvement, c’est bien que le mot d’ordre est déjà lancé et qu’il subjuguera bientôt les masses. Ni l’OTAN américain, ni le gouvernement, ni les grands mots ne viendront défendre nos enfants. 


F.C.

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