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JUILLET - AOÛT 2017

Mélancolie, Défunte Rose, 
Sous la Lune, va fleurir de Roses 
Celui à qui j’ai tant pensé jadis 


Versant tant de larmes, 
Sur le versant, 
Sans armes, j’étais... 


Sur la route, 
Sans aucun doute, 
Je me suis oubliée... 


Sur le bas-côté, 
Personne à mes côtés, 
Je me suis arrêtée... 


En bordure du chemin, 
Blessures aux mains, 
Me suis-je trop longtemps attardée ? 


Suspendue au Cou du Temps, 
Mon Cœur t’a pensé trop longtemps. 
Mes plaies n’étant pansées, tant 
J’ai oublié de t’oublier ! 


J’ai tellement pleuré 
Ton absence, 
T’attendant en vain. 
Vaine patience 
Courant en mes veines avec aisance ! 


II

Même les Pierres m’aiment ! 


Telle une pluie, 
S’est déversé sur Elles 
Mon haleine sans violence. 
M’ont écoutée, Elles ! 
Religieusement en silence, 
Me racontant leur désespoir 
De leurs propres histoires. 
Voilà pourquoi, 


Dit-on : 
« Que les Pierres parlent ! »


Elles ont trop porté
De Gens Noirs. 


Trop écouté au parloir 
Des « Jean » brisés de désespoir, 
En l’Amour, ne voulant y croire. 


Les « Marie» sans mari, 
Quittant le Blanc pour le Noir, 
En l’Amour, ne pouvant y croire.
 

En mon Cœur, 
S’est dressée la tente 
Abritant ma douleur. 


Glissera mon attente 
Sur le bord de mon Cœur ? 
Retrouvera son envie 
Sur la pente de sa vie 
En la vallée du Bonheur ? 



III



Te souviens-tu ? Toi ! 
Me disant : 
« Tu fais partie du paysage. »


Désincarnée, 
A tes yeux, 
Déjà j’étais ! 
Ou 
Réalisée, 
En ton Cœur 
Peut-être j’étais. 
Je ne sais 
Et ne saurai jamais !
 

Condamnée 
A t’écouter, j’étais ! 
M’entendre, 
Tu ne pouvais ! 
Sage dans le paysage, 
Seulement pour toi, j’étais... 


A présent, 
Le Linceul 
De mon Deuil, 
Je dois quitter 
Et déposer... 


IV

Ce jour, 

Je dois continuer...


De mes deux mains, 
Franchir la frontière, 
Me délivrer « d’Hier» ! 
Prendre la route, 
Non rongée par le doute, 
Longer les allées aux dalles de demain... 


Quitter le Sentier 
D’Hier, 

Me permettre 
D’aller vers Demain, 
Pour être Aujourd’hui ! 


Me faudra-t-il du Courage 
Pour prendre un autre Virage ? 
Aller au-delà du Rivage, 
Ne pas être victime du Mirage. 
Oublier jusqu’à ton Visage ! 


Traverser le Pont de l’Avenir, 
Faire la traversée vers mon Avenir, 
Franchir la volonté, suivre mon Devenir. 


De mon exil, penser à revenir, 
Retrouver les Pas de mon Destin 
Qui m’appartient... 


Sans toi, 
Ne plus pleurer, 
Ma Destinée, la suivre... 
Obstinée, ma vie, la poursuivre... 
Et profondément l’Aimer ! 


L’Arbre ne se soucie pas de plaire, 
D’être un nid pour la Nuit, 
Une coupe pour le Jour, 
Une vasque pour l’Eau claire. 
Il est ce qu’il est ! 
Il ne donne pas moins aux Rêves 
Qui songent qu’à la Réalité 
Qui, en lui plonge ! 


J.S.C.

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