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JUILLET 2015

La Nouvelle Route de la Soie

Les volumes atteints du produit intérieur brut et les taux de croissance de l'économie chinoise supposent la nécessité de renouveler le système d’accents, de critères, d'évaluations dans le domaine de la macroéconomie. Un des problèmes mondiaux attirant l’attention des analystes, des experts, des politiciens est le sujet de la Nouvelle Route de la Soie, c’est-à-dire des perspectives des flux de marchandises et financiers, des transformations dans le marché mondiale de l'emploi et des questions apparentées : des schémas logistiques, des projets et des programmes d'infrastructures.

La communauté internationale est préoccupée par les perspectives de la participation (individuelle ou subordonnée) dans ces processus de l’Union Européenne comme un des principaux centres de l’économie mondiale.

La Nouvelle Route de la Soie est le projet qui vise à développer les relations économiques sur le continent eurasiatique. L’origine de ce projet est une aspiration des pays de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à renouveler la Route de la Soie et à relier la Chine et l’Europe par les Etats d’Asie centrale et la Russie. La citation présentée dans l’édition en ligne « SPUTNIK » découvert bien l’idée essentiel : « Il s’agit de créer un corridor transnational traversant le territoire du continent eurasiatique. Comme toujours, l’aménagement de tels corridors en plus de rendre possible la circulation des marchandises et des services prévoient aussi la création de grappes d’entreprises industrielles, de nouvelles productions, de technologies de pointe. Cela veut dire que cela ouvre de plus larges possibilités de coopération dans le cadre de l’OCS lors de la mise en œuvre de cette initiative. ».

Monsieur David GOSSET, fondateur du Forum Euro-Chinois et directeur de l’Academia Sinica Europaea à la China Europe International Business School (CEIBS) de Shanghai, Pékin et Accra, qui est à l' origine du New Silk Road Initiative (NSRI), appelle l’Union Européenne à participer activement à ce projet. « Alors que l'Agenda stratégique de coopération Chine-UE 2020 et les négociations sur un accord d'investissements sont des développements positifs, Bruxelles doit répondre de manière active à l'initiative de la « Nouvelle Route de la Soie ». S'il ne le faisait pas, Bruxelles prendrait le risque d'isoler l'UE d'un projet majeur qui sera, en tout cas, grâce à la volonté politique et à la puissance économique de Pékin une force structurante des relations internationales. » - a noté M. GOSSET dans un article publié sur le site du Huffington Post.

Étant d'accord avec les dispositions de base et les prévisions de M. David GOSSET, Monsieur Ilya NAVKA, Vice-recteur aux Relations internationales de l’Université Nationale Technique de Donetsk, a présenté les propositions suivantes visant à clarifier les priorités et les significations de ce sujet.

« Le problème de la Nouvelle Route de la Soie est plus ou moins souvent discuté dans les divers aspects au cours des deux dernières décennies (souvent comme une perspective nécessaire de restaurer la Grande Route de la Soie). 

Avec l'acquisition du statut de la Chine en tant que le leader de l'économie mondiale, ce problème est devenu plus actuel et dominant dans le contexte global. La Nouvelle Route de la Soie est une grande stratégie non seulement pour la Chine mais aussi pour les principaux centres traditionnels de l'économie mondiale : les États-Unis, l’Union Européenne, le Japon et certainement pour la Russie.

La Russie est objectivement vouée à jouer le rôle clé dans ce projet comme le participant économique du projet et comme l'État qui possède les principales lignes de transit. La carte proposée confirme cette thèse. Il faut y ajouter le potentiel de la route maritime du Nord (le projet avec les grands investissements qui évolue dynamiquement), du programme prometteur de la construction de lignes des chemins de fer à grande vitesse qui sont réalisé en commun par la Russie et la Chine, et beaucoup d'autres projets d'infrastructure. La dynamisation des projets d'investissement et de leur mise en œuvre effective sont supportés par l’ensemble des institutions économiques et politiques, y compris les plus ambitieuses d'entre eux : OCS, BRICS et l'Union européenne. Si y on ajoute la mise en œuvre des projets alternatifs des canaux de Suez et de Panama, qui affaiblissent considérablement le contrôle américain sur les flux navigables traditionnelles, nous devons reconnaître que les prétentions des États-Unis pour le rôle dominant dans les processus de création de la Nouvelle Route de la Soie deviennent de moins en moins raisonnables et bien-fondées.

Réalisant les implications profondes des résultats finaux du processus, Washington commet agressivement à la recherche d'autres variantes de couloirs transcontinentaux, en essayant de les créer par d'autres moyens. Sur la carte ci-dessus les tracés envisagés passant par l'Ukraine et le Moyen-Orient sont montrés. L’initiation de l’implantation de nouvelles routes est réalisée par les scénarios similaires : le coup d'Etat ; le recrutement des radicaux, des néo-fascistes, des fanatiques et de divers marginaux ; la création de la situation de chaos contrôlé, l’introduction des forces de maintien de la paix occidentales pour « rétablir l'ordre » (« instaurer les normes de la démocratie », « protéger les droits et libertés de l'homme », « réaliser les réformes », « assurer la liberté d'expression », etc.), le maintien de la présence militaire pour assurer la stabilité, la paix et la prospérité … »

Donc, est-ce que les éléments de ce scénario sont-ils actuellement réalisés en Ukraine ?

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