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JUIN 2015

Secrets d'étoiles de la France : Chartres, Paris, Versailles … (partie 1)

par Alexandre ANOPRIENKO

En 1996 le livre de l’alchimiste mystérieux français Fulcanelli « Mystère des cathédrales » a été publié pour la première fois en russe. Dans l'annexe à la traduction, le petit ouvrage cité de Daniel GAUTIER « Cartes de l’éternité » évoque le fait que les magnifiques cathédrales gothiques consacrées à la Vierge Marie ne sont pas disposées au hasard mais correspondent à la disposition réciproque des étoiles dans la constellation de la Vierge (Virgo). Dans la postface du livre, il est mentionné l’ouvrage de Louis Charpentier « Les Mystères de la cathédrale de Chartres » publié pour la première fois en France en 1966 (on dit qu’on peut maintenant acheter la nouvelle édition de ce livre dans les librairies sur la place de la cathédrale à Chartres). L'auteur, sous le pseudonyme Charpentier, a fait une tentative pour rétablir cette conformité.

Pourtant du point de vue d’ingénieur, il a fait cela très inexactement et, en général, peut-être bien pauvrement : la figure de la constellation de la Vierge citée dans le livre ne correspondait pas à l’image traditionnelle de Moyen Âge, les conformités apparaissaient assez confuses, la divergence dans les dispositions des étoiles et des cathédrales excédait considérablement l’erreur de 5% qui est traditionnellement admissible pour les ingénieurs. C'est bien visible sur les figures qui illustrent les descriptions de Charpentier. Mais le plus important est ce que dans la version de Charpentier la ville de Paris est complètement absente ! Et c'était plutôt étrange …

Par conséquent, j’ai eu un désir naturel de comprendre : qu’est-ce qu’il avait en réalité ? Est-ce qu’il y a la conformité réelle entre les cathédrales et les étoiles dans la constellation de la Vierge ? Si oui, comment elle apparaît réellement ?

Avant j’ai pu identifier les conformités étonnantes et très exactes entre les constellations de l'Orion, le Taureau et le Grand Chien et les phénomènes historiques en Egypte, au Moyen-Orient et au Plan russe. Plusieurs facteurs y ont contribué : premièrement, ma profonde passion pour l'histoire dès la petite enfance ; deuxièmement, mes activités professionnelles en modélisation informatique dont les possibilités sont illimités, y compris dans la connaissance de notre histoire ; troisièmement, les possibilités croissantes d'accéder à l'information grâce à l’explosion de l’Internet et WWW. En 1997 j’ai présenté pour la première fois certains résultats de mes recherches à la conférence sur la modélisation informatique à Istanbul. La ville d’Istanbul n’a pas été choisie au hasard : cette ville, dont le vieux nom russe est Tsargrad, correspondait à la Roi-Etoile Sirius dans un certain nombre de reconstitutions historiques.

Les résultats de mes recherches analogiques concernant la France réalisées généralement en 1997-2003 j’ai présenté pour la première fois à la conférence sur la modélisation informatique à Paris en 2004. Mais en tenant compte que la plupart des participants de la conférence étaient les spécialistes en informatique qui avaient peu d'intérêt dans l'histoire, la présentation a été bien accueillie mais n’a pas été bien comprise et estimée. Pourtant, pour comprendre finalement le rôle et la signification des secrets d'étoiles de la France, cette visite à Paris (et à Versailles !) en 2004 était très important. Plus tard, il y avait quelques petites présentations et des publications à Moscou et à Donetsk. Mais tout ce qui concerne la France dès 2004 j’ai résumé pour la première fois dans la publication actuelle.

Depuis lors, il est devenu pratiquement évident que le rôle des images du ciel étoilé était extrêmement important dans l'histoire de la civilisation humaine. Ces images n’ont pas engendré seulement une vaste mythologie mais encore sont devenues le prototype pour une multitude de dieux, de symboles religieux et de phénomènes de la civilisation. Mais le plus intéressant ici c’est l'aspiration de l'homme, enracinée dans la plus haute antiquité, d’aménager le Terre à l’image du ciel.

Le plus intéressant et le plus important résultat de l’ensemble de ces études est le fait que c’est notamment l’Europe qui est la plus saturée par les traces et les phénomènes de cette aspiration. En plus, les recherches permettent faire la conclusion que la structuration de l’Europe selon les pays, la formation de sa mythologie historique, des images historiques et beaucoup d'autres choses ont eu lieu dans le cadre de la tradition de la suite « images étoilées incréées ». Et plutôt la signification du nom de l’Europe n’est pas liée avec « la terre du coucher de soleil » mais avec « la terre sacrée ».

La France, notamment sa partie centrale avec le cœur du gouvernement français en Île-de-France entourée par les plus grandes cathédrales, est associée sans ambiguïté avec la constellation de la Vierge. En cela le niveau réel de la conformité des structures terrestres et étoilées est assez élevé – autant élevé que ne reste pas aucuns doutes en assurance consciente de cela dans le processus de construction des plus grandes cathédrales gothiques. Mais pour bien comprendre et reconnaître l'importance de ce fait, il faut expliquer un peu le rôle de certaines constellations dans l'histoire de la civilisation et en particulier de la Vierge avec sa plus principale et sa plus brillante étoile Spica.


« L’art de la mémoire » et les tournants étoilés à la croisée des époques

Comprendre et expliquer la genèse de nombreux phénomènes astromorphiques (c-à-d utilisant les motifs du ciel étoilé comme l’archétype) on ne peut que sur la base de la profonde recherche d’une série des phénomènes spécifiques de l’évolution cognitive de la civilisation humaine. En cela une des plus importantes recherches est l’étude des technologies mnémoniques prélittéraire comme une sorte particulière de «l'art de la mémoire». Le plus grand intérêt présente ce qu'on appelle « le système céleste de la mémoire » dont l'invention est traditionnellement attribuée à l'un des anciens scientifiques de l’entourage de Mithridate du Pont, à savoir à Métrodore « introduisant les étoiles à l’art de la mémoire ». La plupart des sources indiquent que c’est justement Métrodore « trouva trois cents et soixante places dans les douze signes à travers lesquels passe le Soleil » et « utilisa les images astrologiques comme les places pour ranger le mémoire ».

En tenant compte que Métrodore fut pratiquement le contemporain du changement des époques zodiacales et joua un rôle politique et culturel important à la cour de Mithridate, dont la bienveillance infinie il profita pendant un temps, il est naturel de supposer que « le système étoilé de la mémoire » pouvait influer directement sur la formation de principes de la chronologie et, en particulier, sur la fixation précise de la date du début de « notre ère » et la formation de la symbolique chrétienne.

Comme on le sait, le début de notre ère n’eut pas enregistré dans les chroniques par les contemporains de cette époque-là et fut entré en usage beaucoup plus tard après être « calculé » par les moines scientifiques. De quel genre de calculs pourrait bien s'agir ? La version traditionnelle ne confie pas au fait de tels calculs, en les mettant complétement en rapport avec ce qu'on appelle « chronologie biblique ». Cependant l’étude numérique de ce problème a permis de découvrir les faits intéressants : justement avec le changement des ères (c-à-d à l'an 1 de notre ère) les trois (!) moments extraordinaires ont coïncidé à la fois à l’évolution processionnelle des plus impressionnants astromorphèmes du ciel étoilé : 

1. La constellation de l’Orion a pris une position strictement verticale à la culmination supérieure, et l’époque de son inclinaison à droit a changé à « l’époque de l’inclinaison à gauche ».

2. La constellation de la Croix du Sud (à l’époque encore bien visible aux soirs de printemps dans le sud de la Méditerranée) a subi également les changements absolument similaires.

3. L’étoile Spica, la plus brillante dans la constellation de la Vierge, dans le processus de l’évolution décroissante a pris la position exactement sur l'équateur céleste près du point de l’équinoxe automnal.

 

En plus la modélisation numérique contemporaine permet de découvrir le fait assez intéressant : les habitants de l’Égypte antique pouvaient chaque printemps observer le mystère stellaire frappant l'imagination.

L'essentiel était ce que, dans la période, qui suit immédiatement après l'équinoxe vernal, le soleil, se déplaçant sur l'écliptique, approchait de la constellation de l’Orion, identifiant avec l'un des principaux dieux égyptiens Osiris. En réalité cela signifiait en quelque sorte l’extinction de l'Orion dans les rayons du soleil couchant et sa disparition de la voûte céleste nocturne. Et à un moment quand l’Orion avait finalement disparu dans l'ouest, la Croix du Sud grandiose entourée par la brillance des étoiles de la Voie Lactée a planté à l'horizon sud du ciel de soir, où au-dessus il se dressait la constellation de la Vierge. En cela l’étoile Spica signifiait la position de l'écliptique et de son point d’intersection avec l'équateur céleste. La majesté à cette vision a été rendue par la Voie Lactée couchée sur l'horizon, étant une sorte du pied pour la Croix du Sud légèrement surmontant au-dessus de lui et située relativement bas sur l'horizon et c’est pourquoi apparente encore plus majestueuse (rappelez-vous un énorme soleil couchant ou une pleine lune à l'horizon).

Cette configuration remarquable du ciel étoilé ne pouvait pas rester inaperçue et, très probablement, c'est elle qui tout d’abord stimulait le passage à une nouvelle chronologie en référence à cette date de tout ensemble de la mythologie chrétienne. En particulier, cette scène étoilée est restée pour toujours présentée dans les compositions d'autel des églises chrétiennes classiques : dans le centre il y a une croix, dont les proportions respectent strictement les proportions de la Croix du Sud, établie au-dessus de mur d'autel, symbolise la Voie Lactée, au-dessus de tout cela la Vierge Mère à l'Enfant est représentée dans la concha de l'autel. En cela il est possible de différentes variations de ce sujet mais le caractère général de la composition reste inchangé. Un exemple est l'autel de l'église de la Madeleine à Paris : les feux de la Voie Lactée sont imités par les chandelles et la figure de la Vierge est présentée par la sculpture correspondante.

 


Alexandre ANOPRIENKO,

Recteur de l’Université Nationale Technique de Donetsk

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