Mobirise Website Builder

AVRIL 2016

Le soleil à l’œil et à fleur de peau

par Docteur Bernard-Philippe BULIDON

Le printemps arrive dans ce vaste préambule à l'été pour nous sortir de la morosité hivernale. Cet été où certains pourront enfin se projeter vers des envies de détente au bord de l'océan et de bains de soleil. Ainsi, sans l’excès néfaste du risque de cancer cutané qui va hélas croissant avec cette mode du teint halé malgré toutes les campagnes d'informations et de prévention, le soleil peut être bon. 

Mon propos n'est pas de vous entretenir sur la photosynthèse des végétaux, même si nous faisons partie intégrante d'un rôle primordial sur l'équilibre de l'écosystème environnant, en tant que principal pollueur et destructeur de la nature dans cette ère d'industrialisation à outrance et donc de profits, débuté depuis le 19ème siècle. Il nous faut donc taire les effets pernicieux de cette société de consumérisme intensif pour revenir sur notre sujet de la santé de l'homme.

Par ce soleil, on fait le plein de vitamine D comme j'en avais déjà parlé dans mon article sur le macronutriment qu'est le Calcium. Cette vitamine D, synthétisée pour l'essentiel par la peau grâce au soleil, aide à la fixation du calcium sur nos dents, sur nos phanères mais surtout sur nos os et est donc bénéfique pour notre reminéralisation osseuse. Cette vitamine D « solaire » est une bonne alternative à un possible ralentissement ludique de l'ostéoporose chez les femmes ménopausées. Et si en plus, à la terrasse d'un restaurant ou à la maison, vous dégustez un poisson gras en papillote ou à la « plancha », vous vous faites un double apport en vitamine D avec plaisir et gourmandise.

Car alors que nos besoins quotidiens en vitamine D sont de 600 Unités, en mangeant 100 g de sardines, vous prenez 1440 Unités de vitamine D. Dans les mêmes proportions, le thon apporte 1000 Unités et le maquereau, 600 Unités. Si en plus vous prenez le soleil, alors vous êtes loin de la carence !

Mais ce que l'on sait moins, c'est que l'intensité de la lumière et non celle des UV aurait un effet protecteur contre la myopie. Et cela même en portant des lunettes de soleil, nécessaires à se préserver des UV pouvant atteindre la rétine. L'intensité de la lumière peut varier de 5000 à 200 000 lux et il se pourrait que 25 000 lux suffisent à avoir une incidence favorable contre la myopie. Car les bonnes montures solaires doivent bloquer l'intégralité des UV mais que 50 % de la lumière. 

Et donc vivre les pique-niques en plein air est excellent pour notre vitalité, pour notre vie sociale et familiale mais aussi pour notre santé !


Dr. B-P. B.

Partager cette page

S'abonner à « Sans Frontières »


Saisissez votre adresse mail dans l'espace ci-dessous : c'est gratuit et sans engagement

Nous contacter